Andrew Wright, Disused Twin Lens Camera (missing crank) (2014), silvered object, custom plinth 

ANDREW WRIGHT, Noble et pesant tout à fois, GAO

La galerie d'art d'Ottawa
23 janvier au 10 mai 2015

Vernissage: le 22 janvier 2015 à 17 h 30

Recourant aux techniques courantes de la photographie avec lentilles, de même qu’à certains procédés propres à la photographie historique, l’artiste d’Ottawa Andrew Wright explore les immenses possibilités du langage pictural.

Les œuvres de cette exposition présentent des éléments issus de la nature, tels que la flore qui pousse sur les formations rocheuses, une surface enneigée ou des vagues houleuses en suspens devant un ciel nocturne, ou encore l’immensité à perte de vue d’un territoire boisé. Revisités par l’artiste, ces sujets semblent étranges en raison de l’orientation délibérément confuse de la caméra. Dans la série Arbres corrigés (2013), par exemple, les arbres sont présentés à angle droit en dépit de leur véritable position, ce qui donne l’impression que l’environnement dans lequel ils se trouvent est lui aussi déséquilibré. De même, la série Eau calme (2009) créée à l’aide de la technique longue pose bouscule notre perception habituelle d’une chute d’eau.

La vidéo Odyssée pékinoise (2014) consiste en un paysage urbain vu par la fenêtre d’un hôtel. La noirceur qui occupe l’écran, sauf pour la trace de couleur d’un panneau d’affichage numérique qui clignote dans un espace indéfini, correspond en fait au contour des bâtiments qui se trouvent en face, et constitue la preuve que le vide n’est pas toujours vacant. Les images fabriquées présentent généralement l’acte de regarder comme étant limité et répétitif. Cette expérimentation en matière d’organisation visuelle perturbe la passivité avec laquelle nous abordons les formes reconnaissables qui existent dans la nature ou dans l’environnement humain.

Dans ce nouveau corpus, Wright introduit des surfaces réfléchissantes et des objets concrets de manière à défier le piège des apparences inhérent au travail photographique. Ces œuvres témoignent du fait que toute forme de production mécanique comporte sa part d’artifice. Grâce au processus de chromage, les objets acquièrent une qualité réfléchissante tout en donnant l’impression d’être à la fois statiques et éthérés. Le traitement d’argenture leur confère un caractère moribond, mais leurs multiples réflexions donnent à voir un monde quasi surnaturel. 

Les œuvres sélectionnées ici, créées au cours d’une période de dix ans, remettent en question les usages et les idées qui prévalent dans notre rapport aux pratiques artistiques temporelles. Noble et pesant tout à la foisnous rappelle le caractère paradoxal des matériaux photographiques qui existent autour de nous : ce qui se trouve directement dans notre champ de vision se situe peut-être au delà de notre capacité à le percevoir.

Ola Wlusek, commissaire d’art contemporain

www.ottawaartgallery.ca

ANDREW WRIGHT, Pretty Lofty and Heavy All at Once, OAG

Ottawa Art Gallery
January 23 – May 10, 2015

Opening: January 22, 2015 at 5:30 pm

While using current lens-based technologies, as well as processes derived from historical photography, Ottawa-based Andrew Wright’s art practice alludes to the immeasurable possibilities of the pictorial language. 

The works in this exhibition present traditional subject matter derived from the natural world, such as the flora occupying rock formations found within a landscape, a snowy surface or turbulent waves suspended against the night sky, and the vastness of a treed horizon. Re-examined by the artist, these appear alien and inhabited due to the deliberately confused orientation of the camera. As seen in the Tree Corrections (2013) series, the trees are presented on a straight angle despite their true position, in turn making their surroundings visually unbalanced. Whereas the long exposure times used to create the series Still Water (2009) alter our normal perception of a waterfall.  

The video Beijing Odyssey (2014) depicts the cityscape as witnessed from a hotel window. The blackness, with the exception of a digital billboard pulsating colour from beyond endless space, is in fact the outline of the buildings in front of it and proof that the void is not vacant. The transparent methodology of picture-making exposes the act of looking as limited and rehearsed. This experiment in visual organization disrupts our passive relationship to the recognizable shapes and forms, which exist in nature and man-made environments alike. 

In his recent body of work, Wright introduces mirrored surfaces and physical objects as means to interrogate the trappings and appearances of the photographic. These works are evidence of the artifice used in mechanical production. Through the process of chroming, the objects acquire a reflective quality while becoming simultaneously static and ethereal. The silvering treatment causes the objects to be defunct, yet their multiple reflections makes the otherworldly visible.

The selected works, which span more than a decade, challenge conventional uses and accepted understandings of time-based practices. Pretty Lofty and Heavy All at Once acknowledges that the photographic found all around us is a paradox: what is in our direct line of vision may yet be beyond our ability to perceive.

Ola Wlusek, Curator of Contemporary Art

www.ottawaartgallery.ca